Cults: ou comment devenir cinglé en une soirée

Cults – Jeudi soir dernier au théâtre Corona

 Cults: ou comment devenir cinglé en une soirée

L'hérésie dissidente avec Cults

Première partie avec un band dont le chanteur à l'avant a des airs de boucle d'or. Deuxième impression. Ca sonne comme Girls, mais sans la torpille, l'âme trouble et les vagues. Ici, on plane nonchalamment jusqu'a ce que Morphée nous perce. Roulade par terre? Pas vraiment. Élisabeth et sa bande sont là. Elles me confessent que Cults, c'est leur musique de douche (je me dis qu’il faut que j’essaie ça demain matin).

La musique commence, mais le groupe est toujours off stage. En partant, sachez que j’aime leurs tunes, mais qu'en show, je n’ai aucune idée de ce que le groupe vaut.

Des faisceaux de lumières lasers se baladent sur la scène. Le public est à demi-contemplatif, à demi-énervé. La musique me rappelle une musique de carrousel, mais cette fois-ci, elle pourrait provenir de l'espace: des airs romantiques et psychédéliques flottent. Et on commence à se demander ce qui se passe derrière, backstage.

Selon Éli (qui est aussi prophète à ses heures), un des membres est tombé en syncope ou Bruno Blanchet se prépare à faire un come back inattendu dans un suit de Tron

Vous trouvez ca long? Nous aussi. Juste à temps (y'était temps), ils arrivent.

Brian Oblivion, les cheveux partout et Madeline Follin jolie comme une héroïne de conte. Éclairage chamoiré ou tigré, non ce n’est pas ca non plus, mais disons, pelage animal? Intéressant oui. Comme le dernier clip d'Orange Orange? Non, mais chamoiré, ok, fallait être là. 

Donc, ils ouvrent le bal. Madeline se balance sur le son de la basse et de la guitare et enfin nous lance : -''Hey we're Cults'' et go on tape des mains.

À sa droite, Brian. Je ne peux m’empêcher d’observer la légendaire crinière. Je me demande s’il connait l’histoire de Samson…Et je réalise, peut-être après tout le monde, que les gars aux cheveux longs, et bien que ce n'est plus attribuable au métal.

Sinon, la mademoiselle, et bien, pas ce que je croyais, je m'attendais à une rockeuse un peu plus disjonctée, ou troublée. Au lieu de ça, je crois qu'on a affaire à une fashionista (Éli réfère plutôt à un blogueuse mode) qui fait un peu Gwen Stefani dans ses jeunes années / the Grudge /admiratrice de Lolita; le rouge à lèvres et les flammes dans les yeux en moins. Mouais.

J’admets que non, je ne suis pas sûre ma mignonne que tu m'impressionnes, tes longs cheveux non plus. Leurs tunes sont bonnes, mais juvéniles finalement. Ouep. Ce n’est pas un défaut, quoique tsé. C’est comme une date pendant laquelle t’as envie de dire : Faque, on s'reprend hen? Et tu souhaites bien sûr qu'on se reprenne jamais. J'aurais peut-être (certainement) mieux aimé The Drums, en show pendant ce temps au Cabaret du Mile-End.

En revanche, sachez que si j'étais un dude (un garçon, pourtant j'en suis pas bien loin), je verrai dans les yeux carnassiers de Madeline, cruelle lolita féline, quelque chose qui me plairait bien et oui, j'aimerais moi aussi jouer avec son jupon, mais écoutes, là, je vois clair dans son jeu et ça me donne plus envie de rentrer chez moi que de jouer avec sa crinoline.

Brian dit qu’il veut d’ailleurs voir plus d'enthousiasme, je sens qu’il en demande pour vrai, quand t'en arrive là, c'est peut-être qu’il vaudrait mieux en donner plus sur scène, non? Ah pis, ca doit être la pluie qui me rend marabout. Mais attend!
Barney Stinson est au drum? Les airs de ressemblance entre les deux m’auront au moins fait rire pendant un bon 5 minutes, voilà qui m’aura un peu réanimé. Et J'irais me tapé quelques émissinos en rentrant ce soir tiens.

 Cults: ou comment devenir cinglé en une soirée

C’est vrai que, dans un bal de finissant ca aurait été fabuleux, mais voilà, 10 ans trop tard pour moi. Faque, Cults, pas tellement pour moi ce soir, si ce n’est que celle-ci, mais que je préfère tout de même entendre dans mon salon :

 

Je retourne donc à mes cultes à moi, sous la pluie, en me disant que finalement, j'aimais mieux les bruits ambiants de synthés du début, et que des projections auraient ajoutées du mordant à cette session de slow dance. Mais oh well, je préfère les slows, dans ma tête, j'veux dire dans mon salon, ou dans une salle avec des lumières kitsch, genre film Footloose (la version originale svp).

Et peu importe, je me serai souvenu ce soir du film Girl, Interrupted et de la fameuse chanson The End of the World, qui décrit plutôt bien mon état d’âme en sortant du Corona.

 

Conseil du jour: Pour devenir Winona Ryder l’espace d’un instant, dans Girl, Interrupted, essayez la chanson You Know What I Mean de Cults, superposée à The End of The World, en simultané ou rpesque, finissez sur The End of The World.

Hérésie dissidente je disais, ben voilà. 

Good bye folks, on se reparle quand je serai revenue à moi-même. 


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