Artiste du jour: DARAN

 Artiste du jour: DARAN

Artiste du jour : DARAN

Je n’ai jamais été un fan de Daran, et je crois que ça date de l’époque de son premier succès Dormir dehors (alors qu’il se produisait sous le nom Daran et les chaises). J’habitais Québec alors que ce hit jouait intensément sur les ondes des radios commerciales que j’étais obligé d’écouter, travaillant dans un centre commercial. Cette surdose imposée des Daran, Okoumé et autres chanteurs du quotidien des années 1996-97 m’a profondément dégouté de ces artistes, simplement par surexposition à une même chanson.

Près de 15 ans plus tard, me voici à donner une nouvelle chance à ce Daran, plus Québécois que jamais puisqu’il habite sur le Plateau depuis un an et a enregistré son album avec des musiciens et techniciens d’ici, les frères Chartrain, Marc et Guillaume, et André Papanicolaou (musiciens de Vallières, Mara Tremblay, deux anciens des Chiens) et Ghyslain-Luc Lavigne (prise de son), comme l’ont fait les Thomas Fersen et Arthur H avant lui. C’est cool.

Effectivement, le premier titre, Il y a un animal, sonne comme du bon Karkwa, voire du Radiohead des premiers albums, bien que la voix de Daran n’a rien à voir avec celles de Cormier ni Yorke. Ça augure bien pour nos retrouvailles. Mais dès la seconde chanson, ça se gâte alors que notre homme s’élance dans un grand hommage à JFK, pleurant la fin des espoirs d’une génération, d’un passage forcé à l’âge adulte. Étrange de chanter avec passion « Ils ont tué Kennedy, ils ont stoppé notre jeunesse, la nuit nous a pris de vitesse » en 2012… Excusez-moi de ne pas saisir le rapport, ni d’en être revenu de son assassinat en 1963, aussi tragique soit-il. Sur les quais est une ballade qui semblait belle dans les premiers instants, mais qui vire très vite à la guimauve quand Daran lance des phrases creuses comme : « Immobile au creux de la foule, sur les quais, les pieds dans la rivière qui coule, sur les quais, Ya tant d’amour qui nous sépare, sur les quais ». Bon, j’arrête le massacre. Ainsi se termine abruptement l’écoute de cet album aux paroles qui sonnent vides à mes oreilles.

Ceux et celles qui ne seraient pas de mon avis (c’est possible, chacun ses goûts…) seront intéressés de savoir que Daran joue aux FrancoFolies de Montréal cette année. Vous le verrez durant le grand concert d’ouverture, partageant la scène avec Pierre Lapointe, le jeudi 7 juin.

Vous pouvez en écouter un extrait ici:

 Artiste du jour: DARAN

Ariste : Daran
Album : L’homme dont les bras sont des branches

Etiquette: LMM
Lien pour achat (iTunes)


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