La fonte des glaces au festival Under The Snow

   La fonte des glaces au festival Under The Snow

Il y a des jours où l'on comprend mieux ce que l'on aime d'un groupe, d'une chanson, et même, comment on l'apprécie; dans quelles cirsonctances elle sonne plus fort et résonne un peu plus loin en nous. J'ai compris comment j'aimais écouter les Fleet Foxes: de préférence sous la pluie. Les Fleet Foxes évoquent en moi quelques souvenirs de Normandie (et d'Écosse), mais en passant par les ruelles de Montréal, par un bon vendredi embrumé, j'ai compris que c'était un groupe de pluie.

Le festival Under the Snow (ou Sous la Neige) a donc débuté ainsi, Under la pluie, Fleet Foxes à mes côtés. Après un 5-7, dans un bar que ''personne ne connaît, mais où tout le monde va'', j'ai pris la direction de la Sala Rossa, ou plutôt, Nouveau-Brunswick avec Julie Doiron.

City Streets ouvre, groupe de jeunes premiers, se donnant dans le post-rock, comme je croyais qu'on ne se donnait plus. Un semblant d'Explosions in The Sky par instant, mais en plus "jeune", et en plus léger. Ce qui me vient en tête, ce sont les bandes sonores et des airs qui pourraient bien se prêter à une trame de télé série américaine (mais pour les "jeunes", la gente adolescente).

Entre en second Terra Lightfoot, et ses chansons d'une douceur comparable à la fine pluie descendue ce jour là, sur la terre chaude. J'ai la sensation étrange de me laisser emporter sur une barque, vers le Moncton de Doiron. Lightfoot me semble plus que parfaite pour terminer cette journée écossaise (pourtant à la veille de la Saint-Patrick).

Arrivée à destination Julie Doiron, enfin. Et marque étrangement l'essence d'Under The Snow. Si dehors on sent la fin de l'hiver, Julie nous remet aux visages ce qui se cachaient sous les bancs de neiges. Ses atmosphères calfeutrées et sa voix qui se brise, comme sur un récif, nous brise aussi. 

Je me laisse bercer sur ses chansons (et un vieil album au complet juste pour nous) qui portent essentiellement sur la fatigue et quelques regrets. Accompagnée de sa guitare drue et de sa voix de petite fille qui fait trop de mauvais rêves, on sent ses essaies, ses erreurs, et un peu de ses trippes aussi (et son groupe d'origine Eric's Trip qui en fait partie). Qu'elle ne le veuille ou non, Julie, quand elle est là, elle est entière, avec ses émouvantes chansons qu'elle aurait enfouie dans la neige.

Elle nous parle. Elle pense qu'on s'ennuie avec elle, mais on est loin de l'ennui Julie. Ou l'ennui n'a jamais été aussi beau. Elle joue des chansons composées avec le band, mais sans les membres..et c'est d'autant plus intime.

Rentrer chez soi, sur d'autres chansons que j'avais peut-être enterrées. Avec Holly Miranda, du vieux je sais. Et comme Julie ce soir, il fait bon parfois d'emprunter d'anciens chemins…qui finalement, sont pas si loin de ce que j'écouterai demain.


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