Week-end en 3 temps (et trop de mouvements)

 Week end en 3 temps (et trop de mouvements)

Nada Surf - Surf n' turf

Une fin de semaine marathonienne commence toujours par un beau coup d'envoi. Débutant le long week-end au Théâtre Corona jeudi soir en compagnie d'une foule, étonnement plutôt jeune, pour un groupe de rock alternatif plus populaire dans les années 1990, j'ai aussi pu voir défiler mon adolescence. 

Nada Surf n'a pas seulement évoqué quelques souvenirs juvéniles. Nada Surf et même An Horse, en première partie, m'ont fait revivre, ce que je croyais avoir oublié. Vous vous souvenez peut-être de la chanson When I was Young? Peu importe si vous la connaissez ou non, elle nous replonge à une autre époque (1998-2000?), un autre lieu (cour d'école) et à un autre…moi (quand vous aviez peut-être une couleur de cheveux discutable disons). On l'aime d'emblée. D'ailleurs, le vidéoclip traduit bien la chanson, sinon ce sentiment dont je vous parle et qui imprégnait le Corona jeudi soir.

When I Was Young

Matthew Caws (chanteur) et Daniel Lorca (bassiste), se sont rencontrés au Collège Français de New York). Malgré ça, leur accent français me surprennent. La classe et l'humilité de Caws aussi. Quelque chose dans l'air de certaines chansons me ramène à ma «phase» Everclear, surtout dans la «Waiting for Something». Quelques effets de surprise nous sont aussi réservés, qui nous transportent dans une autre époque : Lorca, le bassiste, qui allume une clope (fume) sur scène. On se pince pour se rappeler que nous sommes toujours en 2012. La présence du trompettiste de Calexico, comme  crémage sur un gateau de fête, joint son talent au groupe. Bref, c'était une soirée pleine de bons souvenirs, ceux qui vieillissent vraiment très bien et qui montre que ce genre de groupe n'est peut-être plus aussi populaire qu'il le fût à une certaine époque, mais les membres n,en demeurent pas moins cools, talentueux et accessibles. 

 

 Week end en 3 temps (et trop de mouvements)

Au tour de Ting Tings changement de vitesse (et d'époque). 

Après la boule de feu MNDR en première partie: même si seule sur scène, elle a témoigné d'une énergie pouvant compenser pour un groupe de quatre (pas besoin de band)! The Ting Tings se livrent à nous, et surtout, la recette à laquelle on s'attendait. Ils font leur apparition sur une scène plongée dans le noir, et dans le silence. Katie White se dévoile, son doigt sur ses lèvres en nous faisait: «Chuuuut…». Tease va. Ils misent sur une montée lente et bien dosée pour un démarrage en force et en trombe quelques minutes plus tard. 

L'éclairage en met aussi plein la vue: éclairs épileptiques, bleu nuit. White est semi-accroupie, voir assise sur le stage. Sa guitare s'illumine, elle porte des cool shorts-combine inspiration baseball et ses bas-collants, en haut du genou et sa casquette, lui donne son look school girl déjantée qu'on aime bien Hold your Tongue, qu'elle nous chante. C'est ce qu'on fait. Je sens la foule retenir son souffle un peu. On se demande tous si le duo va nous projeter dans une fébrilité digne des partys que leur musique accompagnent. La cloche n'a pas (encore) sonné que ça sent la recréation. Elle nous ''wass up'' avecson bel accent brit. Attitude au cube. Le party se poursuit comme il se doit, d'un échange rythmé entre le drum et la foule.

 

 Week end en 3 temps (et trop de mouvements)

Perfume Genius – Oui, le nom le dit, parfum de génie. 

En arrivant au Divan Orange, pour la fin de Perfume Genius, j'ai droit à une toute autre ambiance. Moiteur intense, des corps serrés les uns sur les autres et des perles de sueur sur les fronts orangés. L'air des gens qui est sur pause. Instant de grâce. On a pas vraiment le choix quand on entend Perfume Genius. Ma soirée se termine donc ainsi, dans un nuage de fumée orangé. Je reviens sur mes pas, la Main me semble calme et je décide de descendre les ruelles, pour ne pas perdre les bonnes effluves.Je vous laisse sur ce clip, qui vous transmettra peut-être un peu la fragrance.

 

 Week end en 3 temps (et trop de mouvements)

Finir le week-end sur d'autres Variations et autres Fantômes.

Décantant le dimanche matin de mes aventures de la nuit précédente, devant deux cafés, avec l'album Variations Fantômes de Philippe B en trame de fond, je pars déjà vers d'autres destinations. J’ai soudainement intensément hâte à l’été pour regarder les couleurs sur les cordes à linge.

Je mets du Cut Copy, en attendant d'autres floraisons.

 


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