Je dis bye aux goélands, je fais le chemin à l’envers, et vais rejoindre Pat Jordache sur son île fantastique

 

 Je dis bye aux goélands, je fais le chemin à lenvers, et vais rejoindre Pat Jordache sur son île fantastique

Antoine Corriveau. J'avais un prof de français qui s'appelait Corriveau. Faut croire que c'est de famille de savoir manier la langue française. Après "Disparaître dans les rapides'' et l'harmonica qui me donnait envie d'aller voir la Gaspésie si j'y étais, je repensais à Julie Doiron et à la veille, à l'océan, aux bateaux, aux rochers percées (et berçants) de Julie. À la fuite assurée.

Mais ce soir-là, samedi donc, c'était au tour de Pat Jordache de jeter son dévolu sur moi à la Sala Rossa, ou mon dévolu sur lui. J'étais encore en mode nostalgique de grandes terres et de bleu ciel, mais voilà que Pat, qui sent encore le groupe Islands, est venu me sortir de ma torpeur, pour m'amener sur ses belles îles colorées( rose et orange fluo). Moi qui rêvais doucement de devenir un goelan et d'aller pêcher dans le coin deTerre-Neuve, voir les marées basses et me remettre aux romans…Non! c'est ici que ça se passe. Je reviens par ici, ici même, sur St-Laurent.

Débutant la soirée sur les chansons "équestres" d'Antoine, ou sur ses tunes de "dérapages", avec des faux-semblants d'Avec pas d'casque et d'un jeune Jean Leloup qui aurait étudié (trop) sagement la littérature à Baie St-Paul, on est là, à chanter des complaintes, à dos d'cheval imaginaires (?). Mais j'ai tôt fait de revenir à la "grand ville", suffit les bleus de mers, d'une autre vie, de d'autres terres. On partira pour le chalet plus tard, chanter des ballades sur Rosie (une perruche, qui est morte d'ailleurs)…et sur les drôles d'oiseaux de la côte ouest, l'été prochain. Je dis bye aux goélands, je fais le chemin à l'envers, vers la Sala Rossa cette fois, rejoindre Pat Jordache, sur son île fantastique.

Ça s'annonce plus au moins comme prévu. Les gens arrivent tard, on va commencer plus tard, je jase avec Bruno le photographe, puis JF, l'organisteur – chef d'orchestre, un brin stressé et je suis la fille la plus relaxe que j'ai jamais été. J'imagine que c'est l'effet pat Jordache. J'observe les belles gens. Et ça y est, il est en avant. Il nous invite à nous lever (ceux qui sont assis du moins) et il est enjoué, animé par on ne sait trop quoi, l'air possédé même par instant, et un peu "fou", gentil fou, comme Gilligan un peu. Enfin, peu importe le nombre de gens, la température, il est là, fougueux comme dix. 

On sent Islands donc, et surtout, je sens qu'il n'y a jamais eu autant de soleil à Under The Snow. Il invite aussi son frère à monter sur scène. La voix basse de Jordache, devant les petits sons de claviers, et la grosse batterie, le tout mené par la basse ennivrante: J'hallucine Orchestral Manouevres in the Dark. Ou pas. Ou, oui, j'entends John Hugues taper dans ses mains et je vois Molly Grinwald danser en avant. Finalement, aussi je suis aussi folle que lui, j'admets. On sent son grain de folie, son génie, sa fougue aussi. Ça sent bon le Mile-End. Moi qui fillait dans un party après le show, je me dis que je suis bien ici. Pas de presse. Pat est là et on a bien du plaisir. Bon, le party a fini tôt ce soir, mais la prochaine fois, on ferra ça chez moi, ou chez Ariel's Pink tiens, là, on serra vraiment les rois du party. 

Je suis repartie quand même avec un souvenir, un vinyl et une envie folle de découvrir les musiques du future, et redécourvir quelques classiques du passé, dont OMD. J'ai fais des beaux rêves aussi, dont Pat qui se transformait en perruche, fallait voir ça. 


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