The Black Keys: Rock on!

 The Black Keys: Rock on!

Être récompensée en début de semaine, c'est bien. Après avoir mis le paquet pour donner des passes à notre équipe de photographes, je me fais moi aussi grâcier d'un billet pour voir The Black Keys, au Centre Bell. Grâcier oui, parce que ne pas les voir m'apparaissait comme une punition. Ça tombait bien, j'avais rien d'autre ce soir là, et aucune raison d'être en pénitence ou privée d'un tel show. Donc, rien en fait qui ne puisse entraver entre moi et The Black Keys.

Les choses tombent parfois à pic à ceux qui… savent attendre? Qui ne s'attendent à rien aussi. Partie en trombe, j'ai envoyés mes feuilles voler sur mon bureau pour pas manquer la première partie, Arctic Monkeys. Même que c'était peut-être plus important que Black Keys, comme la banane de ma banane à split (j'aurais pu employé un autre terme, j'ai comme bien envie d'une crème glacée en ce moment alors…).

Arctic Monkeys, donc, ou ce fantasme de jeune fille (quoique plus jeune, je les aimais pas tellement) et les Black Keys (sont-ils devenues le fantasme de la jeune fille plus adulte d'aujourd'hui?), (ré-)incarnent un peu l'image que j'avais des rock stars adulés de ma mère. Surtout quand je pense au dernier El Camino. Bref, arrivée juste à temps pour l'entrée d'Arctic Monkeys sur scène. Des amis quelque part rangée 203, mais je suis plus près du parterre, plus près des "gens", alors, les amis, on se textera et on balancera nos têtes à distance, mais ensemble, mais de loin…

 The Black Keys: Rock on!

Un peu partagée entre ma belle vue et rejoindre les autres en haut, quand l'envie de secouer ma tête et de chanter à tue-tête me prend; mais assez vite,les mots pour ma critique me viennent ou plutôt déboulent les estrades comme les chansons d'Arctic qui s'enchainent, je lève les yeux et déjà la troisième entamée.

Le flot indomptable de mots dans ma tête et de fougue du côté de la scène et des singes hivernaux qui l'habitent, deux monde se déchainent, pour se retrouver.

Arctic me rappelle bien des souvenirs, plusieurs époques, plusieurs vies, ils ont si l'on peut dire, le don de me faire ça. Les Black Keys, eux, éveillent en moi quelques démons intérieurs et quelques plus bas instincts. Et ça ne manque pas, ils arrivent (et quelle clameur, mes tympans rougissent) et soudainement, je suis drôlement prise d'une envie de lâcher prise, d'oublier; mon époque, mon téléphone, mes devoirs et de me laisser porter, ou partir, prendre la route, sans savoir où on va et surout quand on revient.

 

C'est toujours beau de voir la foule et le groupe, tomber amoureux l'un de l'autre. Puis se dire (crier devrais-je dire) comment ils se veul..s'aiment? Howlin For You, Tighten up, et toutes les autres sonnent comme.. coulées dans le rock dirait-on? On pourrait dire ça.

The Black Keys, ou cette image que j'ai d'essence, de pétrole noir et d'une allumette, de la guitare et du drum, de deux ingrédients qui réunient forment un meilleur et plus grand tout, et consumme tout, sur leur passage. Faut croire que tous ces briquets allumés dans le public m'ispirent de belles images.

Faut dire aussi que vouloir battre la mesure, et rêver des années 70, c'était dans l'air ces jours-ci, avec l'album Tripper de Fruit Bats jouant en boucle partout où j'allais, ce show-là venait bien compléter ma phase back to the 70's.

 

photos extraites du site MySpace des Black Keys et du site officiel des Arctic Monkeys.

vidéo YouTube: http://www.youtube.com/watch?v=a_426RiwST8v


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