Retour sur un week-end tout bleu et tumultueux

 Retour sur un week end tout bleu et tumultueux
@Toma Iczkovits

Après ce week-end tout bleu et tumultueux de célébrations, pour notre fête nationale du Québec, revivons quelques instants patriotiques passés ensemble à L’Autre St-Jean.

Samedi soir, on s’est rendu au parc du Pélican, (par « on », j’entends les copains, moi et mon extinction de voix) pour voir la brochette extra fameuse d’artistes locaux, dont Plaster, Malajube et SoCalled (entre autres). Après le rigodon et le discours patriotique de François Parenteau, un spectacle plutôt percutant s’est donné.

Après un SoCalled toujours aussi sympathique et festif (exerçant son français!) qui a donné des airs de Bar Mitzvah au parc, suivi du  vétéran et bien folklorique Yves Lambert, la soirée à saveur indie a bien repris. Plaster a débarqué et fait l’effet d’une petite bombe à retardement. D’abord de petits déhanchements parsemés dans la foule, suivis de pas de danse plus rythmés et hop! Tous étaient sous le joug de Plaster et de son jazz-rock-électro énergisant et irrésistible. Le tempo a ensuite ralenti tranquillement. Prêt, pas prêt pour accueillir Malajube, le groupe chéri a, comme à l’habitude, charmé son public. On peut dire que Malajube, surtout Julien Mineau, a une relation « chumy – chumy » avec le public et rien que pour ça, le groupe avait, une fois de plus, un « fit » parfait pour l’occasion.

D’ailleurs, ensemble (le groupe et son public), ils ont improvisé une petite chanson sur la loi 78, qui avait pour refrain, quelque chose comme suit : « La loi spéciale, on s’en ca…. ». Une St-Jean politisée certes, au cœur battant, mais tout de même léger.

Retour furtif sur Destroyer, de passage au Rialto jeudi dernier.

L’homme derrière Destroyer, Dan Bejar, a conquis un large public il y a un peu plus d’an de cela avec son album Kaputt, un album qui n’avait pourtant rien à voir avec les huit avant. Certains n’ont pas succombé (ils le trouvait méconnaissable), j’ai pour ma part développé une légère obsession.

Son jazz langoureux (ou soft rock sirupeux) à la sauce 80, riche en synthés, sax et flûte, est tellement réussi qu’on croirait entendre un album made in 1985, mais en mieux. Beaucoup d’amour dans cet album. Et le 21 juin dernier au Rialto, lors de son passage, le mélomane de Vancouver a rendubien justice à sa musique. Fluide, low-tempo, méditatif; Bejar a une présence bien particulière sur scène, et il crée une atmosphère juste de par sa présence. Le public, les yeux parfois mi-clos, se laissait balancer au son de cet homme–sirène. Presque mythique finalement. Destroyer (pas destructeur du tout) est bon pour vous.

Vous allez comprendre de quoi je parle, avec cette vidéo sensuelle/suave et bien estivale (un brin insaisisable aussi). Attention, le look et les personnages sont plus 80 quMun film de ces annés là.

Kaputt 

Pour savoir quoi voir et entendre cette semaine, ne manquez pas la suite, beaucoup de surprises en fin de semaine!

 


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