Les Junos : un autre monde.

 Les Junos : un autre monde.

Avez-vous regardé le gala des prix Junos hier soir?

D'un point de vue strictement artistique, ce gala nous donne souvent l'impression de vivre sur une tout autre planète que les Canadiens anglais qui y assistent en très grande majorité.

Hier soir, la différence entre "eux" et "nous" était évidente (et ici il n'y a pas de sous-entendu péjoratif). Évidemment, certains artistes Canadiens ont connu de belles et grandes carrières et ont percé au Québec, mais il y a quand même un bon nombre d'entre eux qui ne traversent pas du tout la rivière des Outaouais d'un côté et la frontière Gaspésie/Nouveau-Brunswick de l'autre. En regardant ce 40e gala des Junos, je me faisais cette réflexion, car certains artistes qui étaient sur la scène du Centre Air Canada ne jouent pour ainsi dire jamais sur les ondes des radios du Québec. JAMAIS.

Le rapper Drake, qui animait la soirée, connaît une carrière mondiale assez spectaculaire, mais est-ce que nous saurions qui il est s'il n'avait pas chanté Rude Boy What's my name en duo avec Rihanna?

Même chose pour Johnny Reid, chanteur en nomination pour l'artiste de l'année, on ne peut pas dire qu'il est vraiment connu par ici et pourtant il est talentueux.

Bref, autant je trouvais que les artistes Québécois anglophones devraient avoir un peu plus de visibilité lors de nos propres galas, autant je me demande quelle est la pertinence pour des artistes francophones d'ici d'aller à ce gala, surtout que la catégorie des artistes francophones se retrouve au gala hors-d'ondes. Pour les anglophones qui n'ont jamais entendu une seule note des artistes francophones dans cette catégorie, ça doit quand même être bizarre, le moment rêvé pour aller au petit coin ou pour aller se chercher une bière!

Sinon, ce gala était couci-couça. La réalisation était très moyenne et il y a eu certains problèmes techniques agaçants, comme par exemple le problème de micro qui nous a fait manquer un bout de la performance de Tokyo Police Club. Aussi, il y a toujours une certaine pudeur très anglo-saxonne aux Junos. Avez-vous remarqué les avertissements à chaque retour de pause pour nous prévenir que le contenu n'était peut-être pas approprié pour les plus jeunes? Quand même étrange comme situation quand on voit Justin Bieber y remporter 2 prix et être en nomination comme artiste de l'année!

Du côté des bons moments de la soirée, Arcade Fire a cassé la baraque avec une belle interprétation de Rococo et ses nombreuses victoires. Notons aussi le bel hommage bien mérité à Shania Twain pour l'ensemble de sa carrière et le Juno "Humanitaire" remis au grand Neil Young.

Bref, une soirée pas si mal, mais au final il est vraiment spécial de se retrouver dans une position qui fait en sorte que nous avons presque plus d'affinités en tant que Québécois avec les galas américains, qu'avec notre propre gala national.

 

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Commentaires

Un commentaire

  1. Amélie
    Le 29 mars, 2011 à 22:29 | Permalien

    Drake et Rihanna chantent what’s my name ensemble, pas Rude boy…

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